Finir à 50 au Mölkky : viser juste et éviter le retour à 25
La première moitié d’une partie de Mölkky se joue au bras, la seconde à la tête. Dès que l’on passe 38, chaque lancer peut gagner ou ramener à 25, et le choix de la cible compte autant que la précision. Voici ce que nos parties nous ont appris sur les douze derniers points.
En bref
Au Mölkky, tout nombre de 2 à 12 se marque de deux façons : la quille de ce numéro seule, ou autant de quilles tombées ; 1 ne se marque qu’avec la quille 1. Sous 50, chaque quille seule plus grande que le reste ramène à 25. À 38, aucun lancer ne peut dépasser et la 12 finit : c’est le meilleur total d’attente. À 49, seule la quille 1 finit : c’est le pire.
Deux façons de marquer chaque nombre
La règle tient en une phrase : une quille seule vaut son numéro, plusieurs quilles valent leur nombre. Elle a une conséquence que l’on oublie en début de partie et qui décide de la fin : tout nombre de 2 à 12 se marque de deux façons. Il vous faut 7 ? La quille 7 seule, ou sept quilles d’un coup. Il vous faut 2 ? La quille 2, ou deux quilles quelconques.
Les deux cibles n’ont pas le même profil. La quille seule est précise mais risquée : à côté d’elle, il y en a souvent une autre, et une quille qui tombe en plus transforme un 7 en 2. Le paquet est sûr mais imprécis : trois quilles rapportent 3, mais quatre rapportent 4, et il faut compter les quilles debout avant de lancer. Seul le 1 n’a qu’une cible, la quille 1 ; c’est ce qui fait de 49 le pire total du jeu, nous y revenons.
Au fil des lancers, les quilles se relèvent là où elles tombent et s’éloignent les unes des autres. Les quilles isolées apparaissent après deux ou trois lancers ; c’est à ce moment que les scores grimpent, et que l’on commence à calculer.
La table des restes, de 1 à 12
Sous 50, on ne compte plus ce que l’on a mais ce qu’il reste : 50 moins le total. Tant qu’il reste 12 ou plus, aucun lancer ne peut faire dépasser, puisque le maximum d’un lancer est 12. En dessous, chaque quille seule plus grande que le reste ramène à 25.
| Il vous faut | Ce qui finit | Ce qui ramène à 25 |
|---|---|---|
| 1 | la quille 1 | la 2 à la 12 seule, ou 2 quilles et plus |
| 2 | la quille 2 ou 2 quilles | la 3 à la 12 seule, ou 3 quilles et plus |
| 3 | la quille 3 ou 3 quilles | la 4 à la 12 seule, ou 4 quilles et plus |
| 4 | la quille 4 ou 4 quilles | la 5 à la 12 seule, ou 5 quilles et plus |
| 5 | la quille 5 ou 5 quilles | la 6 à la 12 seule, ou 6 quilles et plus |
| 6 | la quille 6 ou 6 quilles | la 7 à la 12 seule, ou 7 quilles et plus |
| 7 | la quille 7 ou 7 quilles | la 8 à la 12 seule, ou 8 quilles et plus |
| 8 | la quille 8 ou 8 quilles | la 9 à la 12 seule, ou 9 quilles et plus |
| 9 | la quille 9 ou 9 quilles | la 10 à la 12 seule, ou 10 quilles et plus |
| 10 | la quille 10 ou 10 quilles | la 11 ou la 12 seule, ou 11 quilles et plus |
| 11 | la quille 11 ou 11 quilles | la 12 seule, ou les 12 quilles |
| 12 | la quille 12 ou 12 quilles | rien : aucun lancer ne peut dépasser |
Deux lignes valent d’être retenues. Reste 12, total 38 : rien ne peut faire dépasser, et la 12 seule gagne. C’est le total d’attente idéal, celui que l’on cherche à atteindre quand on est entre 26 et 37 : à 30, par exemple, la 8 seule ou huit quilles mènent à 38. Reste 1, total 49 : seule la quille 1, seule, finit. Toute autre quille seule et tout paquet ramènent à 25. On n’arrive à 49 que par mégarde ; à 37, visez la 1 (38) ou un petit paquet, pas la 12.
Le chemin le plus court : cinq lancers
Le minimum pour atteindre 50 est cinq lancers : quatre fois la quille 12 seule (48), puis la 2 seule ou deux quilles. Personne ne le fait : la 12 est au fond de la formation, derrière la 11 et la 9, et au premier lancer elle tombe en paquet. En pratique, une partie à deux se termine en dix à quinze lancers chacun, et le gagnant est rarement celui qui a marqué le plus gros score, mais celui qui a le mieux géré la fin.
Le rythme habituel d’une partie : deux ou trois lancers de paquets à 2, 3 ou 4 points, puis les quilles isolées et des lancers à 8, 10, 12 qui mènent vers 35-40, puis la fin, lancer par lancer. Ce sont ces trois derniers lancers qui décident, et c’est là qu’un total d’attente bien choisi vaut une quille de plus.
Le paquet de quilles comme cible sûre
Quand il reste peu, le paquet est souvent la meilleure cible. Il vous faut 3 et trois quilles sont serrées quelque part : visez-les. Même si vous n’en faites tomber que deux, vous marquez 2 (reste 1, mauvais) ; si quatre tombent, 4, et c’est le dépassement. D’où le réflexe : compter le paquet, et ne viser un groupe que s’il compte exactement le nombre qu’il vous faut ou moins. Un paquet de deux quand il faut 3 laisse à 49 ; un paquet de deux quand il faut 5 laisse à 47, reste 3, parfaitement jouable.
Inversement, une quille seule qui a une voisine à dix centimètres n’est pas une quille seule : le Mölkky qui roule la touche aussi, et le 10 attendu devient un 2. Avant de viser un numéro, regardez ce qu’il y a derrière et à côté : la trajectoire du bâton après l’impact compte autant que l’impact.
Après un retour à 25
Retomber à 25, c’est perdre entre 14 et 24 points, et surtout deux ou trois lancers. Mais ce n’est pas perdu : il reste 25, soit trois lancers au minimum (12, 12 et la quille 1, ou 12, 11 et 2), et le joueur en tête, lui aussi, doit encore finir, avec les risques que l’on vient de voir. À nos tables, un joueur qui retombe à 25 gagne encore une partie sur quatre ou cinq, parce que le leader s’enlise à 45 ou 47.
La bonne réaction est de repartir sur les gros numéros isolés, sans calculer avant 38, puis de rejouer la fin proprement. La mauvaise est de vouloir rattraper d’un coup : il n’y a pas de lancer à 25 points.
Les trois ratés, et le raté choisi
Un raté ne coûte rien, sauf qu’il compte dans la série : trois d’affilée éliminent (ou ramènent à 25 selon la table). À deux ratés, la priorité change : il faut marquer, n’importe quoi, et le plus gros paquet du terrain est la bonne cible, quel que soit le reste. Une quille tombée remet la série à zéro.
Reste le cas du raté choisi. À 49, avec la quille 1 enfouie dans un groupe, tout lancer qui touche quelque chose ramène à 25 ; un lancer doux qui ne touche rien garde 49 et prend un raté. Dans les parcs, on le fait ; en tournoi, c’est mal vu, et après deux ratés ce n’est plus possible. Le vrai remède est en amont : ne pas arriver à 49.
En équipe
En équipes, l’ordre des lanceurs est fixé au départ et ne change pas : on ne choisit pas qui lance la fin, c’est le tour qui décide. Ce que l’on choisit, c’est la cible, et c’est l’équipe qui la choisit : le reste est commun, les ratés aussi, et le coéquipier qui attend compte le paquet pendant que l’autre se place. Avec des joueurs de niveau différent, placez le plus régulier en deuxième : c’est souvent lui qui hérite des restes courts.
En résumé
- De 2 à 12, chaque nombre se marque de deux façons : la quille du numéro, ou autant de quilles. Le 1 seulement avec la quille 1.
- Jusqu’à 38, rien ne peut faire dépasser. 38 est le total d’attente idéal ; 49 est le pire.
- Sous 50, calculez le reste avant chaque lancer et regardez la table : chaque quille seule plus grande que le reste ramène à 25.
- Comptez les paquets avant de les viser ; une quille avec une voisine n’est pas une quille seule.
- Retombé à 25, il faut trois lancers au minimum : repartez sur les gros numéros, puis rejouez la fin.
- À deux ratés, marquez n’importe quoi : le plus gros paquet.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur total pour attendre la fin au Mölkky ?
38 : il reste 12, aucun lancer ne peut faire dépasser (le maximum d’un lancer est 12), et la quille 12 seule gagne. Entre 26 et 37, on cherche la quille ou le paquet qui mène à 38.
Pourquoi 49 est-il le pire total ?
Parce qu’il ne reste qu’un point et que 1 ne se marque que d’une façon : la quille 1 seule. Toute autre quille seule et tout paquet de deux quilles ou plus ramènent à 25.
Combien de lancers faut-il au minimum pour atteindre 50 ?
Cinq : quatre fois la quille 12 seule, puis 2 (la quille 2 ou deux quilles). Après un retour à 25, il en faut au minimum trois de plus.
Vaut-il mieux viser une quille seule ou un paquet pour finir ?
Le paquet, s’il compte exactement le nombre qu’il faut ou moins : il ne peut pas faire dépasser. La quille seule, si elle est vraiment isolée et que son numéro est le bon. Une quille avec une voisine rapporte souvent 2 au lieu de son numéro.
Publié le 16 octobre 2026.